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[Organisation] Historique - étape 2: l'histoire complète

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  • #1

    [Organisation] Historique - étape 2: l'histoire complète

    Oyez-Oyez, Citoyennes z’et Citoyens des Etoiles !

    Voici venu le moment de développer notre Histoire (avec le grand « H », rappelez-vous). Donc, ColMout a gagné le petit concours de pitch (ou résumé). Maintenant, il reste à faire appel à l’écrivain qui sommeille en vous pour développer l’histoire finale et complète.

    Voici le résumé de notre Colonel Moutarde :

    Nous sommes les seuls maîtres des dunes Targes. Nous avons dompté le climat aride régnant sur Targis et c'est avec courage que nous avons acquis ce qui est aujourd'hui notre.

    Nos ancêtres ont jadis choisi l'exil, fuyant leur terre natale ravagée par la guerre civile. Nous avons errés à travers le froid de l'éther, traversant les cimetières stellaires, sillonnant cette mer invisible. Nous avons survécus grâce à la récupération et l'exploration, trouvant dans la Nature notre subsistance.

    Nous avons élu domicile sur Targis, une lune désertique isolée au cœur d'un système encore vierge où la Nature régit les droits. Nous vivons du Commerce, trouvant le produit de nos négociations comme l'ont appris nos ancêtres. En ces terres qui sont nôtre, seuls les marchands et les voyageurs sont les bienvenus. Ne venez jamais troubler la tranquillité de notre terre. Car si vous ne succombez pas aux dangers rôdant dans l'espace, c'est écrasé par nos pinces ou foudroyé par notre venin que vous périrez.
    Il ne vous reste plus qu’à soumettre dans cet article, votre histoire, mais en respectant ces petites règles :
    • Le contenu du résumé de ColMout doit être respecté, les mots et bouts de phrase en gras sont essentiels !
    • Le nom des planètes et lieux sont libres, nous reviendrons dessus et ferons les changements lorsque Star Citizen sera finalisé. N’hésitez pas à aller jeter un œil sur les diverses ressources qui existent sur le web, car pas mal de choses ont déjà été définies. Par exemple, essayez (challenge) de construire votre histoire en utilisant la chronologie officielle.
    • Attention tout de même à l’orthographe !
    • Rendez l’histoire attractive car elle servira surtout au recrutement et à notre présentation aux autres guildes/organisation. Il s’agit là de notre carte d’identité commune. Gardez à l'esprit que l'historique final sera visible ici.

    Voilà, c’est tout. A vos plumes !

    P.S. : on effectuera un vote, comme la dernière fois

  • #2
    Protos, une planète minière rongée par la guerre civile. A cause de la menace Vanduul importante dans ce système, l'UEE a laissé cette colonie à son sort. Arthémia est la seule ville de cette exploitation géante, elle est déchirée en deux: d'un côté les "Cadres" et de l'autre les Rebelles. Les Cadres sont une ancienne déléguation de l'UEE sur Protos, ils contrôlent l'IA, un super-ordinateur contrôlant toutes les installations de la planète. Ils se basent dans la Ciatdelle, où se trouvent le coeur de l'IA. Ainsi les Cadres dirigent une armée robotisée. Initialement destinée à la protection des sites d'excavation, les soldats automates sont aujourd'hui détournés de leur fonction principale et font couler le sang dans les rues. Les survivants sont éparpillés en petit groupe à travers la ville

    Suite à une attaque Vanduul, le vaisseau-cargo "Rennesis" déstiné au réapprovisionnement de la colonie a sombré corps et bien. Depuis plus de nouvelles de l'UEE. Les stock de vivres étant très limités, les Cadres s'approprièrent une grande partie des ressources, laissant les Techniciens et Mécaniciens dans la famine. C'est alors qu'un conseil secret se créa au sein des ouvriers. La Rébellion. Leur but: mettre fin au gouvernement tyrannique et redonner la liberté au peuple. Pour y parvenir, le plan était simple: lors des contrôles techniques sur les robots de retour à l'usine, chacun devaient y insérer une puce de brouillage et implanter un module de déroutage dans l'unité centrale. Ainsi ils pourraient prendre le contrôle de milliers de robots. Cependant les cadres s'aperçurent au fil des jours que des unités disparaissaient régulièrement des écrans radar. Ils soupconnèrent une mutinerie et leur paranoïa les poussa à user de la force. Descente armée dans les appartements, éxecution, torture... Des coups de feu retentissaient régulièrement, les cris venaient troubler le sommeil de chacun. Dans leur folie, ils reprogrammèrent l'IA. Désormais nous n'étions plus de simple civils mais des cibles hostiles aux senseurs des robots. Le plan ne put être éxecuter et l'ordre de la Rébellion se disloqua, les survivants se cachèrent pour leur vie. Chaque jour était un combat, chaque nuit étant un cauchemar.

    Un groupe de survivant eu une idée ingénieuse. Ils savaient que les hangars renfermaient des vaisseaux de patrouille spatiale. Ils capturèrent un automate blindé, le reprogrammèrent afin qu'il entre dans la Citadelle et ajoutèrent un virus destiné à modifier les autorisations d'accès au hangar, leur laissant ainsi la voie libre. Cette opération baptisée "Scorpion du Désert" fût un succès. A bord de chaque vaisseau: des vivres, des outils et des matériaux pour tenir plusieurs semaines. Avant d'embarquer, le groupe laissa circuler un message, indiquant comment quitter la planète.

    Leur destination: Targis, un satellite de Coram. Le noyau de cette lune désertique est ferreux, et de nombreuses interactions électromagnétiques entre ce noyau et le nuage électrique couvrant la surface de Coram rendaient toute détection impossible à la surface de Targis. Un endroit donc idéal pour se cacher et éviter les représailles. En mémoire de l'opération leur ayant permis de retrouver la liberté, ils se nommèrent les Scorpions du Désert. Sur Targis tout reste à faire. Les Scorpions vivèrent pendant un temps de la récupération et du pillage d'épave, ainsi que de l'exploitation des nombreuses ressources que renfèrment les autres satellites de Coram. Cependant la menace Vanduul étant réelle, ils apprirent à rester invisible aux yeux de leurs ennemis.

    Lors de leurs missions d'exploration, ils furent amenés à dialoguer et commercer avec marchands, contrebandiers et explorateurs. Ils se forgèrent une solide réputation et sont désormais connus pour être des commerçants habiles, des explorateurs expérimentés et des négociateurs diplomates. Cherchant toujours une alternative au combat ouvert, ils ne sont pas pour autant sans défense.
    En rejoignant notre communauté, vous trouverez bien plus qu'une simple guilde de marchand. De part notre vécu, nous sommes fidèle à nos valeurs et jamais nous ne trahirons.
    Dernière modification par ColMout, 06 avril 2014, 20h51.

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    • ColMout
      ColMout commenté
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      Qu'entends-tu par planète hurlante? ^^

    • Mazagainst
      Mazagainst commenté
      Modifier le commentaire
      d'un côté les buisnessman/gouvernement et de l'autre côté le petit peuple/ouvriers qui sont les eclaves mineurs, des machines créé pour faire regner l'ordre qui se retournent contre leur createur ainci que ceux qui veulent les detourner de leur fonction premiere, une planete et sa populace laissé a l'abandon, la quete d'un echapatoire, ya plein de petit details qui me font penser a ce film ^^

    • ColMout
      ColMout commenté
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      Ah et bien je ne connais pas du tout ce film ^^

  • #3
    Ci-dessous ma contribution à l’histoire pour laquelle je me suis inspiré du travail de ColMout. J’étais parti sur ma lancé mais au bout de 3 pages je me suis dit que ça faisait trop et que ça ne serait jamais lu entièrement sur la page de l’organisation (en supposant qu’il y ait suffisamment de place).

    Voici donc le résumé qui me reste à agrémenter de quelques images pour illustrer.

    N’hésitez pas à faire des retours dans les commentaires, s’il y a des points à améliorer ou des coquilles à corriger.
    ______________________

    Notre histoire commença vers la fin du 28eme siècle de notre ère. L’armée, à bout de souffle dans sa guerre avec les Xi’An, ne se préoccupait guère du sort des mondes isolés. C’est dans ce contexte qu’une guerre civile éclata sur la seconde planète du système Balut. Cette petite planète minière en bordure de l’espace contrôlé par l’UEE fut le théâtre d’affrontements durant des années. Les habitants luttaient pour leur liberté contre la tyrannie imposée par la classe dirigeante.

    Lors de la prise d’un bastion d’un des belligérants, la population découvrit un colonisateur. Ce vaisseau imposant permettant de transporter des milliers de personnes en stase fut leur chance de quitter l’enfer où ils vivaient. Malheureusement, dans leur fuite, le navire fut pris pour cible et il y eut de nombreuses pertes humaines et matérielles. Les systèmes de navigation longue portée et les communications hors services contraignirent les pilotes à se déplacer presque à l’aveugle de système en système dans l’espoir de découvrir un monde habitable.

    Nul ne sait combien de temps dura l’errance de nos aïeux à travers le vide sombre et froid de la galaxie.

    En revanche, ce que nous savons, c’est qu’un beau jour l’ordinateur de bord identifia enfin une planète propice à la vie humaine. Elle répondait au nom de Targis. Cette planète désertique, bien recensée sur les cartes galactiques de l’UEE, n’était pas habitée car jugée non rentable par les industriels. Ces derniers ne prirent donc pas la peine de la coloniser. Nos ancêtres quant à eux ne s’en privèrent pas. Ils y établirent tout d’abord un campement. L’éprouvant climat aride de la planète et les créatures qui y vivent furent mortels pour les plus faibles des rescapés. Les autres devinrent plus forts, plus sages. Ils domptèrent leur environnement et apprirent à vivre non pas contre le désert mais avec lui.

    Le campement devint progressivement un village conséquent. Le manque de certaines ressources se faisant sentir, une poignée d’homme entreprit alors de visiter les systèmes stellaires avoisinants. Ce fut la naissance d’un des traits qui nous caractérise encore aujourd’hui, l’exploration. Le recyclage de carcasses dans un cimetière stellaire et l’exploitation des planètes du système permirent à la population de subvenir à ses besoins en pièces et équipements pendant des dizaines d’années.

    La survie d’une population sur une planète hostile et le ballet croissant des vaisseaux d’exploration en provenance de Targis attisa la curiosité des voyageurs et des marchands. Le commerce se développa alors rapidement entre notre planète et ses voisines. Le village devint ainsi une ville de taille imposante munie de nombreux astroports.

    Certains pirates ont bien tenté de s’approprier nos richesses en attaquant la planète ou en s’en prenant à ses marchands mais ce fut en vain. Les capacités militaires des Targiens sont aussi discrètes que dévastatrices. Nombreux sont ceux qui l’ont amèrement découvert. En faisant référence à un nouvel échec des pirates, un notable dit un jour : « Ne jouez pas dans le sable, vous risqueriez de tomber sur un scorpion ». Depuis lors, on peut alors lire sur les tombes des agresseurs, l’inscription suivante : Ne venez jamais troubler la tranquillité de notre terre. Car si vous ne succombez pas aux dangers rôdant dans l'espace, c'est écrasé par nos pinces ou foudroyé par notre venin que vous périrez…

    En 2924, une attaque Vanduul surprit la population. Les soldats, tout comme les civils, endurcis par le climat se défendirent vaillamment et repoussèrent non sans peine l’assaut ennemi. Par la suite, la guilde des marchands, le conglomérat des explorateurs et la force militaire originaires de Targis s’unirent sous la même organisation afin de pouvoir contrer efficacement les menaces futures. Ils se nommèrent Les Scorpions du Désert.


    Les Scorpions du Désert sont désormais connus pour être d’habiles négociateurs et des explorateurs invétérés. Cherchant toujours une alternative au combat ouvert, ils ne sont pas pour autant sans défense. Les Vanduuls et les actes de piraterie se font de plus en plus menaçants. Depuis lors, l’organisation ouvre ses portes à toute personne prête à accepter et défendre ses valeurs.
    Dernière modification par KamikazePanda, 08 avril 2014, 16h11.

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    • Braan
      Braan commenté
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      Cool, merci

    • KamikazePanda
      KamikazePanda commenté
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      Punaise, si ColMout - Incal - Braan se mettent à écrire ensembles en se piquant les idées / les transformants / réadaptant... j'ai hâte de voir le résultat!

    • ColMout
      ColMout commenté
      Modifier le commentaire
      Faut qu'on mette nos idées en commun, ca donnera un truc trop tip top!

  • #4
    Voici ma version. Comme d'hab, je n'en suis pas super content mais bon et il y a plein de choses à élaguer, mais si ça peut inspirer d'autres personnes, n'hésitez pas!


    Il est temps de te raconter notre histoire, car si tu réussis cette épreuve, tu seras l’un des nôtres.

    Nos ancêtres se nommaient Tierrans, Lunears et Jupitearons. Il s’agit des peuples du Système Originaire qui ont émigré sur Balut II, la planète minière du système Balut. Ils y prospérèrent jusqu’à la grande guerre contre l’empire Xi’an, au 28ème siècle.

    Afin de soutenir l’effort de guerre, les mondes miniers et scientifiques étaient soumis à des règles spécifiques. Ainsi, Balut II n’envoyait pas ses citoyens participer au combats, mais elle devait fournir chaque mois des quantités précises de minerais. Afin de pouvoir satisfaire aux quotas exigés par l’UEE, le gouvernement mis en place une politique de nativité forte. Chaque couple devait ainsi procréer de manière à doubler la population tous les trois ans. De ce fait, en moins de dix ans, une grave famine frappa Balut II et ses habitants, entrainant la disparition de millions de personnes.
    Ceci eu comme conséquence de voir la classe dirigeante instaurer la loi martiale et réprimer violemment les mouvements citoyens qui réclamaient plus de vivres, plus de sécurité pour leurs enfants ou tout simplement une meilleure vie. Rafles, tortures, exécutions publiques, voire même esclavagisme, furent utilisés par le gouvernement pour tenter de maintenir la cadence de production, en vain. La planète sombra dans une guerre civile durant laquelle la moitié de la population disparue.


    Nos ancêtres firent alors le choix radical de fuir la planète, et malgré les risques, s’installèrent dans la ceinture d’astéroïdes de Durell, proche d’une zone où eu lieu une des plus grandes batailles entre l’empire Xi’an et l’UEE. Ils survécurent pendant des années grâce aux ressources qu’ils récupéraient sur les épaves présentes en nombre. Ils les échangeaient avec les commerçants et les contrebandiers du secteur, contre des vivres et des ressources de première nécessité. Ils devinrent des ingénieurs et des explorateurs hors pairs.

    Lors d’une expédition dans une zone inexplorée, hors espace UEE, ils découvrirent un colonisateur. Ces vaisseaux furent les premiers à quitter le Système Originaire afin de permettre aux hommes de conquérir l’univers. Le vaisseau était dans un piteux état et tous les systèmes étaient hors service depuis des siècles. L’ensemble de l’équipage, en stase, était mort depuis bien longtemps. Mais les meilleurs ingénieurs travaillèrent en secret sur le vaisseau et le remirent en état.

    Malheureusement la guerre faisait toujours rage, et le front se rapprochait dangereusement de la ceinture d’astéroïdes de Durell. La décision fut prise de quitter ce refuge et d’embarquer notre peuple sur le colonisateur. La majorité des gens furent mis en stase, car le voyage devait durer plusieurs années, tandis qu’une poignée de techniciens et de membres d’équipages restaient éveillés afin de permettre au vaisseau de rejoindre la nouvelle planète qui devait servir de nouvelle terre d’accueil.


    De ce voyage il ne reste que peu d’informations, mais l’on sait que le vaisseau fut attaqué, et que l’équipage, dans une manœuvre désespérée, envoya des personnes encore en stase sur la planète la plus proche, et déclencha la phase de réveil.

    Ces personnes s’écrasèrent sur une planète totalement désertique et dépourvue d’océans, qui, on le découvrit plus tard, était la planète Targis. Ce satellite de la planète Coram est recensé sur les cartes de l’UEE mais n’a jamais été colonisée car jugé inhabitable et non exploitable par les grands groupes industriels de l’époque.

    Les quelques milliers de survivants se réfugièrent alors au plus profond des chaines montagneuses et autres galeries dans les escarpements rocheux de la planète, à l’abri du désert et de ses fortes amplitudes thermiques. Ils développèrent alors des technologies et des méthodes de cultures particulièrement ingénieuses qui leur permirent de survivre sur ce monde hostile à la vie.
    Ils reprirent alors leurs activités d’exploration et parallèlement exploitèrent les ressources présentes sur Coram et les autres satellites, tout en prenant soins de rester cachés aux yeux de tous les pirates, extra-terrestres et autres forces de l’UEE traversant le système. Petit à petit, ils développèrent des activités commerciales avec les contrebandiers, les marchands et les principaux astroports du secteur.

    Plusieurs fois des pirates et des compagnies de sécurité privées tentèrent de pénétrer les adaratz, bastions secrets du peuple. Ils ne les trouvèrent jamais et furent systématiquement anéantis. Les soldats reçurent alors le sobriquet de Scorpions à cause de leur système d’attaque : camouflés dans le désert, ils prennent par surprise les adversaires et les attaquent au corps à corps et en prenant soin de laisser des survivants blessés et empoisonnés afin de faire passer le message que nul ne soumettra jamais ce peuple.


    Nous sommes les Scorpions du Désert, peuple noble et fort. Explorateurs hors pairs, commerçants et ingénieurs de renoms. Nous pouvons nous muer en guerriers redoutables si nous sommes provoqués. Aujourd’hui, tu as l’opportunité de nous rejoindre et de faire tiennes nos valeurs. Nous t’accueillerons les bras ouverts, mais pour cela, il faut que tu réussisses l’épreuve.

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    • Tarkarn
      Tarkarn commenté
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      Pas mal du tout, surtout la partie où nos ancêtres se voient obligés de doubler la population tout les trois ans, moi qui ai une imagination très visuelle...^^

    • ColMout
      ColMout commenté
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      Du clonage! C'est comme ca qu'ils doublent la pop!

    • Incal
      Incal commenté
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      J'etais reste sur la base de naissance "classique" dans mon commentaire mais effectivement il y a une multitude de solution pouvant expliquer ces chiffres, il faudrait juste en specifier une si c'est le cas

  • #5
    On n'est que trois dans cette section à savoir écrire?

    Allez les gars, si au moins vous ne voulez pas écrire, donnez vos avis et ce que vous pensez qu'il faut changer / améliorer pour avoir une bonne histoire à présenter à l'extérieur de la guilde.

    Commentaire


    • #6
      Bon j'ai un peu de temps libre je vais m'y mettre

      Commentaire


      • KamikazePanda
        KamikazePanda commenté
        Modifier le commentaire
        ah! Cool! j'étais à 2 doigts de me dire qu'il fallait stopper là...Vazy-fonce-POUTCHON!

    • #7
      Bon j'ai un peu craquer mais je suis tout pourris pour faire des résumés, je ne vous en voudrait pas si vous ne lisez pas (en plus c'est sûrement bourré d'incohérences ou que sais-je encore, j'ai fait tout d'un seul coup en quelques heures) je suis conscient que ça fait très gros pour un historique de ce type mais bon peut être qu'il y a des bonnes idées à garder.
      Bonne lecture (si vous en avez le courage ^^ )



      __________________________________________________ _________________
      Tout a commencé en 2551, alors que la guerre contre les Xi-An faisait rage. Messer nouvellement promu au rang d'imperator par sa propre personne a entrepris de restructurer l'union dans une visée d'expansion et de colonisation sans précédent. Toutes les capacités du jeune empire sont mises à profit pour produire armes, matériel, vivres et technologies nouvelles en vue de régler les conflits actuels avec les races refusant de se soumettre et de soutenir l'expansion agressive de l'humanité dans les étoiles.

      Nusakan prime, une petite planète gravitant autours d'U1254-45 à l'est de la galaxie n'échappe pas à cette volonté martiale. Sa situation proche du front Xi-An ainsi que les ressources minérales facilement accessibles de sa ceinture en font rapidement une planète usine de choix utilisée pour produire armes et vaisseaux pour le front. En quelques mois la planète se retrouva presque couverte de cités-usines titanesques capable d'abriter près d'un milliard d'humains chacune sur plus de 400 étages en partie souterrains. La population s'installa alors rapidement, tout étant mis en oeuvre pour que la production démarre rapidement. Les nouveaux colons étaient essentiellement des techniciens et ingénieurs chargés d'entretenir les milliers de machines outils et autre drones constructeurs nécessaires à remplir la fonction ultra productiviste de la planète. Chacun était venu dans l'espoir d'y trouver sécurité et bonheur, sentiments si rare en ces temps de guerres. Bien sûr, la propagande impériale n'était
      pas étrangère à l'élaboration de cette idée.


      Comme on peut s'en douter, la réalité fut tout autre mais la situation globale mis cependant près d'une vingtaine d'année pour se dégrader. Les cités autrefois attirantes par leurs formes élancées vers le ciel et l'harmonie mécanique qu'elles dégageaient se transformèrent petit à petit en en puits de misère et d'horreur. En effet, le climat humide de la planète additionné aux nuages d'hydrocarbures brulés pour fournir l'énergie nécessaire au fonctionnement des usines et présents en quantités astronomiques dans les sous-sols de la planète transformèrent les rues en marécages noirs. L'atmosphère devint âcre, les étages les plus bas se transformèrent en jungles de béton et d'acier. La maladie ne tarda pas à faire des ravages du fait de l'humidité, la promiscuité et la chaleur étouffante qui régnait partout. Le rêve avait fais place au cauchemar.
      L'autorité planétaire perdit alors le contrôle de la situation, le flux incessant des millions de migrants ne permettant pas de pallier à l'effondrement de la situation, la production cessa totalement autours de 2583. Les gigantesques cités s'éteignirent brusquement et les hommes découvrirent alors le silence, la machine n'était plus. Très vite, les hommes s'organisèrent et la lutte armée pour la survie devint une réalité quotidienne. C'est dans ce contexte que vit le jour l'organisation des Fourmis de Terrekt 4, cité-usine spécialisée dans l'armement et les technologies spatiale. Cette organisation était basée sur l'entraide et regroupait alors des centaines de millions de personnes, elle comptait parmi les plus puissantes organisations de la planète et pouvait se targuer d'un niveau de vie plus qu'acceptable.
      Mais les Fourmis ne comptaient pas rester indéfiniment dans leur fourmilière de plasbéton et d'acier, désormais elles lorgnaient les étoiles d'où elles étaient venues.

      L'organisation passa plusieurs années à étudier les technologies de voyage spatial ainsi que les machines de production d'armement et de vaisseaux en vue de quitter l'enfer. Très vite, elle devint capable de produire ses propres armes, vaisseaux et nourriture; le grand départ était proche. L'UEE voyait cependant la situation autrement, après une entrée dans une phase stable du conflit l'empire décida de remettre la main sur la capacité de production prodigieuse de Nusakan en y envoyant les nouveau androïdes H-56.0.3 équipés de la nouvelles technologie de cerveau bioquantique leur permettant d'effectuer la plupart de tâches de maintenance avant réservés aux humains et demandant un haut niveau de réflexion. L'empire ne pris pas la peine d'envoyer de force armée pensant la vie disparue de la surface de la planète et l'activité repris alors brièvement jusqu'au moment ou les différentes organisations organisèrent des raids destructeurs contre cette nouvelle menace à l'équilibre précaire qui avait mis tant de temps à s'instaurer dans les cités. Les Fourmis participèrent activement à ces raids pour défendre leurs usines de ces intrus inoffensifs qui risquaient de mettre à mal leurs projets d'évasion.

      C'est donc très logiquement quelques semaines plus tard que l'empire décida de mener une opération d'invasion planétaire décrite comme l'apocalypse en enfer par les survivants. Des centaines de millions de capsules d'assaut planétaires furent larguées par les croiseurs en orbite basse illuminant le ciel d’innombrables éclairs de feu et déversant un ras de marrée de corps et de métal qui s’engouffrait dans la masse informe et sale des cités. La pluie écarlate perdit progressivement de son intensité, l'action se déroulait désormais dans les ruines des hauts étages. Les Fourmis se mirent très rapidement en état d'alerte, il fallait partir maintenant ! Les vaisseaux furent préparés à la hâte en quelques heures alors que le fracas des armes, la mort et la destruction se rapprochaient inexorablement du coeur de Terrekt 4. Des millions d'hommes donnèrent leurs vie pour gagner du temps et permettre aux autres de s'échapper de ce cataclysme insensé. Quand tout fut enfin près les moteurs des puissants vaisseaux vomirent toutes leurs puissance de matière en fusion et les immenses structures s'élevèrent dans la cité traversant les étages comme un couteau traverse du beurre. Ils émergèrent en quelques minutes de cet océan de chaos semant la destruction et l'incompréhension chez les fiers soldats de l'UEE. Cet effet de surprise permis aux vaisseaux de franchir une grande distance sans être inquiétés mais les torpilles ne tardèrent pas à déchirer les flancs des gigantesques astronefs.

      Le Gorluk velu dériva avec son équipage durant plusieurs semaines. Ses moteurs avaient étés endommagés par une torpille K35 et toute l'énergie était désormais concentrée sur les systèmes de survie de l'équipage.

      Ils étaient libres mais une nouvelle fois prisonniers, l'espoir quittait désormais peu à peu les quelques centaines de milliers de survivants de cette entreprise folle ...

      En 2604 la trajectoire de l'astronef fut déviée. Les survivants avaient vécu trop de chose pour avoir peur et tous attendaient la fin. Quelques jours plus tard les pilotes aperçurent un point lumineux se déplaçant lentement dans l'obscurité veloutée de l'espace. A mesure que le temps passait ils se rendirent compte que ce point était en fait une planète, ils étaient sans doute entrés dans son champs d'attraction et gravitaient désormais autours d'elle. Les calculs effectués par l'ordinateur de bord prévoyaient la collision dans 5 ans 3 moi et 12 jours terrestres, l'excitation retomba rapidement. Au cours des mois suivants la planète attisa toutes les curiosités mais les mesures effectuées démontrèrent qu'elle était inhabitable tel quel et ils ne possédaient de toute façon pas les moyens de la terraformer. De vives discussion s'ensuivirent pour savoir si oui ou non il fallait tout abandonner là, nombreux évoquèrent le suicide ...


      Une secousse ébranla violemment le vaisseau, c'était la fin. Plus personne n'était aux commandes et les survivants se préparaient au pire, sans doute avaient ils heurtés un objet céleste.
      Plusieurs autres secousses se firent sentir et bientôt le vaisseau devenait fracas et chaleur suffocante. Il s’immobilisa soudain, ils crurent qu'ils étaient morts, enfin tout était fini.
      La légende raconte qu'une voix venue du tréfonds du vaisseau s'écria alors "ça y est on y est putain ça y est !". S'ensuivit alors une formidable effervescence dans la carcasse fumante du Gorluk velu, des centaines de personnes couraient à travers les couloirs et travées pour aller voir ce qu'il se passait. On raconte que le spectacle qu'offrait les survivant minuscules se répandre peu à peu au pied de la carcasse du gigantesque vaisseaux avait quelque chose d'extraordinairement beau. Peu d'entre eux avaient survécus au crash et l'histoire raconte qu'ils n'étaient plus que 62 478 au sortir de la carcasse.


      Ils s'étaient écrasés sur une lune désertique de la planète qui les avaient capturés dans son orbite. Ils nommèrent cette terre inespérée Targis du nom du jeune homme qui avait le premier oser sortir de la prison de métal et annoncer à ces compagnons l'heureuse nouvelle. Le climat de la zone où ils avaient atterris était sec et aride, le paysage se composait d'une mer de dunes paisible qui s'étendait à perte de vue. Très vite, les survivants découvrirent un écosystème fascinant au sein de cet environnement d'apparence si inhospitalier. La plupart des espèces qu'il rencontrèrent pourraient être classées chez les animaux et la plus fascinante d'entre elles, une sorte de scorpion de près de 2 mètres, fournis aux survivants une importante source de nourriture et d'eau leur permettant de survivre dans les première semaines.


      Les survivants se bricolèrent alors toutes sortes d'abris avec les restes du vaisseau faisant preuve d'une grande ingéniosité dans la réutilisation des matériaux leurs permettant d'atteindre rapidement l'autonomie alimentaire et énergétique ainsi qu'un relatif confort technologique . Cette manière de procéder et l'architecture qui en a découlé est directement inspiré de la façon de faire des scorpions qui récupérent et arrangent les carapaces des puissantes tortues des sables grandes de plusieurs mètres afin de constituer des villages primitifs dans lesquels les conditions climatiques de Targis soient supportables.
      La fascination qu'exerçait les scorpions sur les survivants les poussa à se rebaptiser scorpions du désert.


      Au fil des décennies la communauté prospéra et devins rapidement capable d'effectuer des voyages spatiaux. Les technologies de communications permirent d'établir de nombreux contacts commerciaux, les scorpions excellant dans l'art de tout réparer et de créer n'importe quoi à partir de rien, Targis devins rapidement une destination de choix. Le système ayant permis l'avènement de cette ère prospère se base sur quelques principes fondamentaux simples qui ont fait et font toujours la force des scorpions: la solidarité et l'esprit de groupe.
      Très vite, cet état d'esprit leur à permis de prospérer et de voyager dans toute la galaxie poursuivant des buts divers et accomplissant de grandes entreprises.


      Depuis 2704, chaque scorpion est doté d'un petit blason d'une technologie xeno complexe mise au jour sur Targis. Celui-ci permet à ceux qui adhèrent à leurs idées et qui ont rejoins l'organisation de trouver et d'entrer en contact avec n'importe quel scorpion dans une sphère de 3 millions de kilomètres afin de se regrouper et éventuellement poursuivre un but commun. Cette technologie a été essentielle dans la cohésion de l'organisation et dans la diffusion de l'idéologie des scorpions.

      Si tu partages les même principes que les scorpions, tu peux les rejoindre quelque soit ton origine. Il te suffit d'en trouver un et d'entrer en contact, tu verras alors la galaxie sous une toute autre perspective et nul doute que tu comprendras alors la puissance dont nous disposons ...
      Fichiers attachés

      Commentaire


      • Bernard Tapin
        Bernard Tapin commenté
        Modifier le commentaire
        C'est pas une présentation, mais une histoire RP.
        La présentation c'est plutôt pour la partie manifeste.

      • Incal
        Incal commenté
        Modifier le commentaire
        Présentation RP si tu préfères.

        Quoiqu'il en soit je pense tout de même que ça ne doit pas être trop long mais si vous estimez que ça importe peu et qu'on peut faire carrément des romans ça ne me dérange pas de détailler mon histoire ^^

      • POUTCHON
        POUTCHON commenté
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        Merci pour ces retours Incal, je pense que tu peux détaillé ton histoire sans souci, il y a de toute façon deux zones sur la page de présentation: une zone pour un présentation rapide puis une autre pour l'histoire.
        Je pense qu'on peut sans souci faire un rapide résumé de l'histoire retenue en présentation rapide en ajoutant ce qui fait notre particularité en terme de jeux, les gens aimants le rp iront lire le reste.

    • #8
      Hello tous!
      Voilà-voilà... ça fait un petit bout de temps que je n'ai plus relancé la conception de l'histoire de la guilde dans RSI.
      C'est sûrement dû au fait que le service IT au taf à bloqué le site (RSI + LSD).
      Bref, je crois qu'il est temps de lancer le chrono:
      Vous avez jusqu'au samedi 17 mai pour publier, après cela on lance le vote!

      On effectuera le décompte à mon retour de vacances, soit le 11 juin.
      C'est tout!

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      • #9
        Du coup Incal tu peux nous poster ton histoire complète

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        • Tarkarn
          Tarkarn commenté
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          Le mec qui met pas la pression^^

        • POUTCHON
          POUTCHON commenté
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          Bah il avait l'air de vouloir la partager, alors vu que son histoire me plait bien et ben je veux connaitre plus de détails

        • Incal
          Incal commenté
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          ouais bah j'ai eu un soucis... impossible de remettre la main sur la première version T_T
          Du coup, je repars du résumé et je développe certains points

      • #10
        La nouvelle version longue, l'originale étant perdue je ne sais où. Je me suis permis de reprendre des idées déjà exploitées dans les autres.

        Je viens de finir ça en vitesse, je n'ai pas eu le temps de relire ni de chercher des illustrations désolé.
        ______

        Notre histoire commença vers la fin du 28ème siècle de notre ère. L’armée, à bout de souffle dans sa guerre contre les Xi’An, cherchait à des moyens de se renforcer. Dans cette optique elle mit en place de manière officieuse un marchandage avec les mondes isolés. En échange de la protection de la flotte, les colonies devaient fournir des ressources susceptibles d’aider l’empire. Cédant à ce chantage, chaque gouvernement local fournissait ce qu’il avait à sa disposition pour bénéficier d’une sécurité toute relative. Mise à disposition de chantiers navaux, livraisons de minerais raffinés, enrôlement de citoyens dans les forces armées, tout était prétexte à servir de tribut.

        C’est dans ce contexte que la seconde planète du système Balut fut à son tour soumise à tribut. La classe dirigeante de cette petite planète minière en bordure de l’espace contrôlé par l’UEE baignait dans la corruption et profita des circonstances pour imposer des quotas de production bien au delà de ce que l’armée demandait. Les ouvriers, déjà opprimés, s’efforcèrent jour après jour de répondre aux exigences, croyant payer ainsi leur sécurité. Toujours plus avides de richesses, les oligarques eurent alors l’idée de mettre en place une politique de natalité forte ce qui à terme devait accroître leurs revenus de manière considérable. Chaque couple était ainsi invité à procréer de manière à multiplier la population par quatre à chaque génération. Les problèmes d’approvisionnement commencèrent dès la première génération, les vaisseaux de transport en provenance du centre de l’empire se faisaient de plus en plus rares. A partir de la seconde génération, les surfaces agricoles limitées de Balut II ne suffirent plus à nourrir tout le monde. L'oligarchie tentait de prévenir les mouvements de protestation, sa plus grande trouvaille en la matière fut de récompenser les ouvriers modèles et leur famille en leur octroyant la citoyenneté de l’UEE et en leur offrant un voyage vers le coeur de l’empire où ils pourraient vivre paisiblement. Bien entendu, il n’en était rien et les “heureux élus” furent tout simplement éliminés dans la plus grande discrétion.

        Ce système fonctionna quelques années. Malgré les famines de plus en plus dévastatrices, l’oppression systématique et l’esclavagisme qu’elle subissait, la population muselée par l’espoir de pouvoir quitter un jour cet enfer restait relativement docile jusqu’au jour où tout bascula. Pour une raison partiellement inconnue, un des oligarques fou de rage envers ses ouvriers laissa échapper la supercherie. Cette maladresse lui coûta la vie et embrasa en peu de temps toute la ville. Des révoltes éclatèrent dans les différents quartiers et se propagèrent aux régions voisines. En l’espace de quelques jours, la planète entière sombra dans une guerre civile. Au bout de cinq mois, les victimes se comptaient en dizaines de millions et le conflit n’était pas près de cesser.

        Lors de la prise d’un bastion d’un des belligérants, la population découvrit un colonisateur. Ce vaisseau immense permettant de transporter des dizaines de milliers de personnes en stase fut leur chance de quitter l’enfer où ils vivaient. Malheureusement, dans leur fuite, le navire fut pris pour cible et il y eut de nombreuses pertes humaines et matérielles. Certaines sections entières du vaisseau furent dépressurisées, les systèmes de survie et les protections anti-radiation grandement endommagées menaçaient de rendre l’âme d’un instant à l’autre. Les systèmes de navigation longue portée et les communications hors services contraignirent les pilotes à se déplacer presque à l’aveugle.
        La légende raconte que les quelques milliers de survivants, prisonniers de ce qui ressemblait plus à une épave qu’à un vaisseau, furent prêt à accueillir la mort à bras ouverts. Ils avaient tous payé le prix du sang pour mettre fin à leur vie d’esclave et tant qu’à mourir au moins ils seraient morts en étant libre. La mort elle-même aurait alors eu pitié d’eux et les aurait guidé jusqu’à la prochaine étape de leur voyage.
        D’autres disent que c’est plus par chance que par un quelconque talent, que ce peuple apatride dont nous sommes les descendants atteignit la ceinture d’astéroïde de Durell. Ce secteur tristement connu comme étant le lieu d’une des plus grandes batailles contre l’empire Xi’an allait les sauver. Parmi les innombrables ruines et autres épaves composant ce cimetière stellaire, ils trouvèrent de quoi réparer les systèmes de survie, rétablir une partie de l’alimentation des propulseur et des chambres de stase.
        Au total sept mois de recyclage et de bricolage s’écoulèrent. Aucun technicien ne put cependant remettre en état la navigation ni à rendre la propulsion pleinement opérationnelle. Les vivres restant limitées et aucune estimation possible concernant la date d’arrivée sur un monde habitable contraignirent à mettre tout le monde en stase à l’exception du personnel naviguant. Il était convenu que le colonisateur devait voyager de systèmes en systèmes jusqu’à trouver une trace de civilisation ou un monde habitable. Naviguer sans savoir où aller et à vitesse réduite fut probablement un calvaire pour l’équipage. Le miracle de Durell les avait sauvé mais n’avait pas abrégé leurs souffrances.

        Nul ne sait combien de temps dura l’errance de nos aïeux à travers le vide sombre et froid de la galaxie.

        Nul ne sait ce qu’il advint du vaisseau…

        En revanche, ce que nous savons, c’est qu’un beau jour les caissons de stase furent envoyés sur une planète habitable. Les survivants découvrirent bien plus tard que ce monde répondait au nom de Targis. Cette planète désertique et dépourvue d’océan, bien que recensée sur les cartes galactiques de l’UEE, n’était pas habitée car jugée non rentable par les industriels. Ces derniers ne prirent donc pas la peine de la coloniser. Nos ancêtres quant à eux ne s’en privèrent pas.

        Ils y établirent tout d’abord un campement. L’éprouvant climat aride de la planète et les créatures qui y vivent furent mortels pour les plus faibles des rescapés. Les autres devinrent plus forts, plus sages. Ils domptèrent leur environnement et apprirent à vivre non pas contre le désert mais avec lui. Ils construisirent des galeries dans les escarpements rocheux pour se mettre à l’abri des tempêtes et des fortes amplitudes thermiques. Ils y développèrent des technologies et des méthodes de cultures particulièrement ingénieuses afin de survivre.

        Le campement devint progressivement un village conséquent. Les contacts développés avec des contrebandiers et l’exploitation des planètes du système planétaire permirent à la population de subvenir à ses besoins en pièces et équipements pendant de nombreuses années. Le manque de certaines ressources se faisant sentir, une poignée d’homme entreprit alors de visiter les systèmes stellaires avoisinants. Au delà de la nécessité d’approvisionner leur terre natale en ressource rares, une poignée de navigateurs prit goût pour les voyages lointains. Ce fut la naissance d’un des traits qui nous caractérise encore aujourd’hui, l’exploration.

        La survie d’une population sur une planète hostile et le ballet croissant des vaisseaux d’exploration en provenance de Targis attisa la curiosité des voyageurs et des marchands. Le commerce se développa alors rapidement entre notre planète et ses voisines puis avec d’autres systèmes du secteur. Le village devint ainsi une ville de taille imposante munie de nombreux astroports.

        Plusieurs climatologues de renom proposèrent de terraformer la planète pour en faire un monde plus agréable. Ils furent poliment écoutés mais leur proposition déclinée à l’unanimité. Comment un peuple issu de l’esclavage, un peuple qui a traversé autant d’épreuves pourrait-il se contenter d’une vie paisible? Ce désert a été conquis au prix du sang, il forge l’âme et le corps. Il ne nous a pas empêché de nous développer jusqu’à devenir une puissance économique respectable et pour rien au monde nous le changerons. Ce désert est notre héritage et nous en sommes fiers !

        Certains pirates ont bien tenté de s’approprier nos richesses en attaquant la planète ou en s’en prenant à ses marchands mais ce fut en vain. Les capacités militaires des Targiens sont aussi discrètes que dévastatrices. Nombreux sont ceux qui l’ont amèrement découvert. En faisant référence à un nouvel échec des pirates, un notable dit un jour : « Ne jouez pas dans le sable, vous risqueriez de tomber sur un scorpion ». Depuis lors, on peut alors lire sur les tombes des agresseurs, l’inscription suivante : Ne venez jamais troubler la tranquillité de notre terre. Car si vous ne succombez pas aux dangers rôdant dans l'espace, c'est écrasé par nos pinces ou foudroyé par notre venin que vous périrez…

        En 2924, une attaque d’un groupe de Vanduul surprit la population. Les soldats, tout comme les civils, unis et endurcis par le climat rigoureux se défendirent vaillamment et repoussèrent non sans peine l’assaut ennemi. Par la suite, la guilde des marchands, le conglomérat des explorateurs et la force militaire originaires de Targis s’unirent sous la même organisation afin de pouvoir contrer efficacement les menaces futures. Ils se nommèrent Les Scorpions du Désert.
        Les principes fondamentaux régissant cette organisation, la solidarité et l’esprit de groupe, ont fait et font toujours la force de ces Scorpions. Cet état d’esprit leur a permis de prospérer et de voyager à travers la galaxie en accomplissant de grandes entreprises.



        Les Scorpions du Désert sont désormais connus pour être d’habiles négociateurs et des explorateurs invétérés. Cherchant toujours une alternative au combat ouvert, ils ne sont pas pour autant sans défense. Les Vanduuls et les actes de piraterie se font de plus en plus menaçant. Depuis lors, l’organisation ouvre ses portes à toute personne prête à accepter et défendre ses valeurs.

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        • Golgho
          Golgho commenté
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          Chapeau bas, Monsieur, très belle histoire

        • Tarkarn
          Tarkarn commenté
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          Très beau texte en effet! Merci pour cette belle participation Incal!

        • POUTCHON
          POUTCHON commenté
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          Excellent, j'aime beaucoup c'est très bien écrit en plus

      • #11
        On organise quand le vote?

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        • KamikazePanda
          KamikazePanda commenté
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          Je suis de RETOUR!!!!! Donc le vote c'est pour la fin de semaine!!!

        • Tarkarn
          Tarkarn commenté
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          Ouaaaaaaaaaaaiiiis!!!

        • Incal
          Incal commenté
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          C'était surtout pour qu'on avance sur le sujet vu que le jeu progresse (sortie module dogfight)

      • #12
        Salut les Scorpions,

        J'arrive bien après la bataille mais j'avais zappé ce post. Du coup je me suis fendu d'une belle tartine pour l'occasion. Bon ça va, j'ai jusqu'au 17 pour participer... Hein ? Quoi,17 Mai ? Et on est en juin, ah oups d'accord, ok, désolé ...

        De toute façon c'est pas grave,je n'ai aucun mérite, j'ai honteusement plagié Incal, notre maître à tous Tout le mérite lui revient donc de droit.
        Je vous ai simplement concocté une version revamp' de son Oeuvre, style San Antonio alias Frédéric... Dard ! Si ça c'est pas un scorpion !

        Comme j'aime bien que les choses soient carrées pour que ça tourne rond, j'ai fait la petite intro à mettre en page de prez du forum RSI en rapport avec l'histoire que je mets dans le post suivant. Ne me remerciez pas...

        C'est parti !




        I> COMM-LINK RECORDER / LSD-78/K7 I COLMUTT-12JUN-2314*21H37 EET <I
        > Subject : History of LSD- Intro- Zana.XX
        > Location : Bar des Scorpions, terminal spatial B de Colmütt IV, Système Coram, quadrant 24 de la constellation DTC X69

        > STARTING TRANSMISSION … ….. …… ..


        Eehh ! Psssst !

        Toi ! Oui toi là-bas,le pilote au bar! Amènes-toi un peu par ici, faut qu'je dise un truc...
        ...
        Nouveau sur Targis, hein? Venu s'enrôler dans les rangs des Scorpions du Désert j'parie !
        Eh ben tu sais quoi, des rookies dans ton genre on en voit passer un paquet dans ce bistrot.
        Y débarquent au spatioport dans leur Aurora tout moisi ou leur Hornet de récup' et ils croient venir faire fortune ou trouver la gloire et les nanas en moins de deux. Ah ah ahh, ces jeunes...

        OK, je sais bien que la réputation de commerçants limite borderline, d'explorateurs überburnés et de techno-geeks de génie des Scorpions a largement dépassé les confins de la galaxie, alors c’est normal qu'elle attire toute une tripotée d'aventuriers de tout poil et de mercenaires en rupture de ban, mais c'est pas si simple, camarade !
        Ici faut mériter sa place à la sueur de son canon, avoir l’explo dans le sang. Ou au minimum avoir la méga bosse du bizness interstellaire.
        Ouais, pas de place pour les mous du bulbe chez les LSD !

        Mais bon, j’me suis dit que si t'es déjà arrivé entier jusqu'ici avec ton tréteau spatial, c'est qu't'es pas un manche, et nous on a besoin de gars comme toi qu'en ont dans la combi...

        Tu m'as l'air d'un bon ptit gars, j't'informe gentiment que si tu veux te faire une place aux soleils de Targis, va falloir assimiler fissa les règles de notre guilde si tu veux pas finir prématurément six pieds sous terre sous le sable chaud de notre planète chérie.

        Alors réfléchis bien, l'ami, soit tu regrimpes dare-dare dans ta charrette à positrons cap retour sur le système stellaire à ta maman, soit tu as le Bureau de Recrutement des Scorpions du Désert juste à droite en sortant, à gauche ce sont les toilettes...

        Tiens, sors-moi ton Comm-link que je te transfère le Moultipass du Bureau :

        http://www.scorpions-du-desert.com/?noredirect=1

        Si t'es pas pressé, j'peux même te raconter l'histoire passionnante de notre Guilde, t'auras l'air moins con devant le vieux Braa’An, c'est not' Conseiller Recruteur ici, ronchon et pas commode mais y'en a pas deux comme lui pour cuisiner les nouvelles recrues !

        Alors viens t'asseoir, et appelle-moi la Robmaid, ça donne soif de causer !
        Commande-nous deux pintes de Skorp, c'est LA boisson des Scorpions, des vrais, et tu vas voir que c'est pas de la bibine de lopette !

        *** Glop glop glop … ***

        Aahhhh, ça fait du bien dans les tuyauteries... Pas de la pisse de Vanduul, ça, hein?
        Moi ça m’éclaircit l’esprit et ça me rend plus volubile… Beuurp ! Pardon…


        Bon, j'commence, alors ouvres bien grand tes esgourdes :

        Pour nos Grands Ancêtres, tout a commencé par la fin du monde...

        …Lire la suite


        > END OF TRANSMISSION
        > STATUS : Idle

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        • #13
          Bon, maintenant voilà le gros morceau que vous attendez tous.
          Bonne lecture !

          Et zouuu ...



          I> COMM-LINK RECORDER / LSD-78/K7 I COLMUTT-12JUN-2314*21H42UEET <I
          > STATUS : Unclassified / File OPEN
          > Subject : History of LSD- Part 1- Zana.XX
          > Length : 48’52.75’’ UT
          > STARTING TRANSMISSION … ….. ……..


          … Donc j’te disais que tout a vraiment commencé par la fin du monde, enfin du nôtre j’veux dire !

          Notre berceau originel, c’est Balut, planète de type Terra gravité G+0.25 dans le système du même nom, constellation du Zèbre sur La Frange. A l’aut bout de la galaxie, quoi.
          C’était une chouette petite planète minière prospère et sans histoire… Les Balusiens vivaient tranquilles jusqu’à ce que ces sangsues de l’UEE leur tombent dessus.

          Rappelles-toi, c’était à la fin du XXVIIIe siècle, durant la Première Guerre des Xi’an, à la grande époque des razzias, des gouvernements corrompus et du pillage organisé des ressources de tous les systèmes sans défense.
          Tout le système planétaire de Balut a vite été mis en coupe réglée et comme si ça suffisait pas, on nous a imposé cette politique nataliste aberrante pour accroître la production. Ben ça a pas raté : Surpopulation, misère chronique, exploitation des masses par une poignée d’oligarches fantoches pourris jusqu’au trognon, le truc classique quoi ! On en était revenu mille ans en arrière comme aux sombres débuts de l’histoire humaine de Terra Prime… C’est beau l’évolution !

          Au bout de la seconde génération forcée, la population a été multipliée par quatre, et bien sûr les surfaces agricoles de Balut II et les centres hydroponiques satellitaires ne suffirent plus à nourrir tout cette floppée de clones supplémentaires, ce qui nous a fatalement conduit à la fameuse Grande Dépression qui dura dix longues années. Résultat : famine, guerre civile, population au bord de la révolte, élimination de la classe dirigeante à la botte de l’ UEE et bien entendu répression sanglante et immédiate de l’armée impérialiste. T’as sûrement dû voir des images d’archives du génocide sur l’omnivid, les combats désespérés à mains nues contre les envahisseurs surarmés, la grosse boucherie qui a laissé des dizaines de millions d’innocents sur le carreau. Un vrai carnage.

          Cinq mois à peine plus tard, la population Balusienne se réduisait à quelques millions de personnes, et l’ UEE avait bien l’intention d’éradiquer totalement cette « race de contestataires » qui l’empêchait de prospecter en rond. Dans l’espace, personne ne t’entend trucider.

          C’est là que commence véritablement l’ Histoire des Scorpions du désert.

          Unique solution, l’exil, la fuite de ce monde ravagé et invivable qu’était devenu Balut. Mais comment ?

          Toute la flotte interstellaire était aux mains de ces pourris de militaires, impossible de quitter le système, c’était la soumission et le retour à l’esclavage ou la mort ! Mau-Jok, un vétéran de la Résistance eut alors une idée complètement folle : s’emparer du légendaire AceShiro Pilgrim pour s’enfuir ! Eh ouais, ironie de l’histoire, notre vénérable Vaisseau Colonisateur conservé au Musée de l’ Espace depuis des lustres, celui-là même qui avait amené les premiers colons sur Balut quelques siècle plus tôt, allait une nouvelle fois reprendre du service et s’élancer vers l’inconnu de l’espace !

          Bien sûr, personne n’y croyait, surtout ces pauvres crétins de l’UEE, ce qui a permis la plus incroyable évasion de ce nouveau millénaire.
          Kayze Kami était un Résistant de la première heure, lui aussi, petit génie de la bidouille cyber-informatique, maître des arcanes virtuelles du Réseau, tu vois que notre savoir-faire techno ne date pas d’hier ! Il a réussi l’exploit de pirater le réseau de défense orbital unioniste et à exfiltrer un vaisseau de 6 kilomètres de long au nez et à la barbe de cette bande de Mourgs d’envahisseurs impérialistes ! Balèze le mec !

          A bord de l’antique navire avaient pu embarquer en catastrophe 32.867 résistants, les fiers Grands Ancêtres dont nous descendons tous. 57 chatigres et 28 dogz de combat furent aussi embarqués.

          Dire que le voyage fut un cauchemar est un euphémisme, mon gars. Déjà, pour effectuer un Saut d’urgence sous le feu de l’ennemi et en plein système solaire, avec un vaisseau colonisateur de classe VI équipé de Quantum Core RSI de première génération, faut en avoir dans le calbuth !!! Feintée, l’UEE ! Je te dis pas le bordel quand ils ont réalisé qu’on leur avait échappé, z’étaient furax ! Dans l’ état-major y’a des têtes qui sont tombées, crois-moi…

          En attendant, l’Ace Shiro dérivait à vitesse supra-luminique vers une destination inconnue, des milliers d’âmes en suspension cryogénique endormies dans ses flancs...

          Mais ne va pas croire qu’on était sorti indemnes du bourbier Balusien ; Les tirs adverses, le Saut programmé à l’arrache et la vétusté du vieux sabot qui nous servait désormais d’Arche de Noé avaient malheureusement coûté la vie à de nombreuses personnes. Quand l’ I.A. du Shiro entama la procédure de réveil plus de 65 Années Standard plus tard, seuls demeuraient 12.735 survivants… Balut avait cher payé le prix de sa Liberté ! Les systèmes de navigation, les moteurs, le carburant, les ressources de survie, tout était dans le rouge. T’aurais vu la passerelle du vaisseau, ça clignotait comme à Noël ! Enfin c’est ce que j’ai lu, hein, j’y étais pas, moi.

          Consterné, l’équipage s’aperçut que les vents solaires avaient poussé le vaisseau désemparé vers la ceinture d’astéroïdes de Durell, triste cimetière d’épaves datant du premier conflit UEE/X’Ian durant le siècle dernier. Mais pour une fois, le hasard souriait à notre poignée d’apatrides : Tout ce qui fallait pour retaper notre bonne vieille Arche s’étalait là, à portée de gant ! Sept mois de recyclage et de bricolage ininterrompu furent nécessaires, t’imagines le boulot, et certains mirent à profit cette escale forcée pour traficoter avec brio avec la faune de ferrailleurs et autres space-tramps qui gravitaient avec eux dans la Ceinture. La bosse du commerce, déjà…

          Des patrouilles de l’UEE vinrent bientôt fourrer leur nez un peu trop près de l’ astéroïde-hangar où se planquait le ship. Ca sentait le roussi, appareiller devenait pressant.

          D’accord,mais où ? Hors de question de retraverser l’espace galactique de l’Union. Après moults débats houleux et d’interminables réunions (pratique qui n’a d’ailleurs pas changée chez les Scorpions d’aujourd’hui) concernant la future planète-mère de la colonie, l’étrave de l’ Ace Shiro Pilgrim se tourna enfin vers la constellation du Cygne, quasiment inexplorée à l’époque, et alluma ses puissants propulseurs.

          La seconde ère de l’Histoire Scorpionne pouvait commencer.

          Beaucoup d’années-lumière s’écoulèrent avant que le Colonisateur ne se stabilise en orbite basse autour de Targis, septième planète du Système Coram. Cette idyllique planète bleue de type Terra gravité G+0.5 avait été choisie pour sa ressemblance avec la Planète Originale, notre tant regrettée Balut.

          Mais le retour à la réalité fut très brutal ! Dure fut la désillusion de nos pauvres colons errants : Targis, leur nouvelle Terre Promise, était une planète morte, une croûte rouge et hostile, balayée par de violentes tempêtes de sable !

          Mais où étaient donc passés les océans, la végétation luxuriante et le climat tempéré qui les avaient tant fait rêver? Durant le très long voyage du Shiro, ces sales vautours de l’Union s’étaient pointés et avaient surexploité cette pauvre petite planète et ses soeurs jusqu’à l’os ! Pompés les océans, exterminées les formes de vies, envolée l’atmosphère ! Des exploitants avides et sans scrupules ne nous avaient laissé qu’un désert sec et sans vie à coloniser. Merci du cadeau !

          Pas d’alternative : Privés de carburant et de ressources, les rescapés de Balut avaient échangé un enfer contre un autre ! Le vénérable Vaisseau épuisé entama son ultime descente sur le sol Targien, et devint la première colonie humaine durable du système de Coram.


          Bon, ben moi ça m’a donné soif tout ça, et tu voudrais pas offrir une petite tournée de Skorp à mon bon vieux Tarkk et aux autres Scorpions de ce bistrot ? Chuis un peu low en creds en ce moment… Uh uh uhh.

          Santé, camarade !


          Alors, j’en était où ? Ah oui, la colonisation.

          T’imagines bien que ça a pas été tous les jours dimanche, pour les Pionniers ! Arrivés dans un vaisseau vide, coincés sur une planète torride et désolée, fallait s’accrocher à l’époque ! Zanatown, avant de devenir la capitale prospère que tu peux voir maintenant, c’était un campement en tôles de récup, et nos premiers vaisseaux spatiaux étaient de vieilles navettes de sauvetage bricolées, fallait être malade pour piloter ces pièges ! Même ta trapanelle à bout de course c’est un Mustang comparée à ce qu’ils avaient alors !

          Mais nous les Targiens on s’est vite adaptés à cette vie inhumaine, même si le père Darwin a fait des ravages dans la population originelle. Sélection naturelle, tu parles ! Plus du quart des colons n’a pas survécu plus de cinq ans aux conditions de vie impitoyables. C’était la loi de la jungle ici, même si y’avait plus un arbre ! Que du sable et des cailloux ! Et des scorpions partout! D’ailleurs pour l’anecdote, c’est de là que vient notre surnom de Scorpions du Désert. Ces sacrées bestioles étaient les seules à survivre ici, planquées sous les rochers. On est comme eux, coriaces, sauvages, attachés à ce sol ingrat qui est devenu notre Mère Patrie. Venimeux aussi, et combatifs, on va pas se faire avoir une deuxième fois ! Ah ça non ! J’y suis j’y reste !

          Comme tu vois, cette planète elle forge le caractère. De pauvres colons démunis, on est vite devenus les meilleurs explorateurs de ce quadrant de la galaxie. Bien obligés, avec le peu de ressources que ces salopards nous avaient laissés ! Fallait bien trouver les ressources ailleurs. Alors peu à peu on a créé un réseau commercial interplanétaire, puis on a lié des contacts lucratifs avec les guildes de marchands nomades des systèmes stellaires avoisinants. Mon arrière-grand-père m’a raconté qu’il a assisté à l’arrivée du premier Super Constellation de l’Union sur Colmütt, Il avait jamais vu de ship aussi gros de sa vie ! On avait même dû agrandir le spatioport pour accueillir l’engin.

          Les routes intergalactiques étaient enfin ouvertes, et on est vite devenus une plateforme incontournable du commerce interspatial. Même des touristes Néo New Age sont venus en masse pour méditer dans le désert au pied du Mont Targis. Méditer, tu parles ! Camés jusqu’au yeux au Juskyam pourpre, ouais ! Entubés par leur soit-disant Grand Gourou Muur Mah, pffff… Il avait pigé le truc, lui.

          Bien sûr, ça nous a attiré aussi sec une palanquée de pirates, campeurs d’astéroïdes et autres saletés de fils de Vanduul, et du coup on a rapidement développé un système de défense qui est encore enseigné de nos jours dans toutes les académies de l’UEE. C’est que question défense, on n’est pas nés de la dernière pluie sur Targis, et j’peux te dire qu’il pleut pas souvent sur cette garce de planète !

          Cette puuutain d’UEE ! Quand ils ont vu l’expansion de notre petit système, ils ont envoyé toute une délégation pour négocier leur foutu Traité de Bonne Entente Bilatérale. Ah, fallait les entendre, ces hypocrites : On est désolés, oublions le passé, c’était une regrettable erreur, on le r’fra plus et tout ça… Pitoyable ! Aucune dignité !

          Au final on y est rentré quand même dans l’Union, mais attention, hein, c’est uniquement pour le bizness, on garde notre indépendance et le premier Délégué Unioniste qui tente un coup foireux on te le renvoie à l’autre bout de la Frange à grands coups de Moon-boot dans le cul ! Pareil pour les pirates et autres nuisibles, pas de quartier !


          Y’a notre grand poèteTargien Inkaal qui a dit un jour : « Ne jouez pas dans le sable, vous risqueriez de tomber sur un scorpion ». Depuis, on peut même lire sur les tombes des agresseurs l’inscription suivante : Ne venez jamais troubler la tranquillité de notre terre. Car si vous ne succombez pas aux dangers rôdant dans l'espace, c'est écrasé par nos pinces ou foudroyé par notre venin que vous périrez… » Ca calme, hein ? Et quel talent, quel poésie il a notre cher Inkaal. Un génie.

          Par contre, j’en connais qui sont pas très fut-fut, ce sont ces racailles de Vanduuls. Si t’as pas dormi dans ton conapt d’enseignement pendant les cours d’histoire, tu devrais te rappeller les évènements de 2924. Mais non, crétin, c’est pas l’année du premier concert Méga Cosmique des Neverhide’s , c’est surtout l’année de la première attaque surprise des Vanduuls sur Targis , Coram et Talguiz !

          Y nous ont bien pris en traître, faut avouer, mais faut dire qu’à l’époque on n’était pas équipés pour lutter contre leurs immondes vaisseaux cyber-organiques et leurs manœuvres de fourbes. A peine sortis du conflit avec les impérialistes, voilà qu’on se prenait une invasion extra-humanoïde sur la courge… C’est vraiment pas une vie de planqué, ça, mon gars !

          On a vite fait de s’adapter à la situation et à leur renvoyer leurs missiles dans les mandibules, et je vais même te dire, ça a même resserré les liens entre les marchands, le Conglomérat , les freelancers et les militaires. Belle performance. Vraiment le seul point positif que je leur trouve à ces faces de crabe, avec aussi les jolis artefacts qu’on leur loote de temps en temps bien entendu…


          Voilà gamin, c’était la belle et authentique histoire des LSD. Merci d’avoir prêté une oreille attentive à un vieux Scorpion vétéran qui radote un peu... Et encore, tu connais pas le vieux Poot Chon !

          Je pense que tu as toutes les qualités pour devenir un ardent défenseur de Coram, qui restera fidèle à la Scorpion’s Way of life.

          Alors bienvenue parmi nous, ami, et buvons une fois encore à notre Guilde et à tous ceux qui en font la renommée. Robomaiiid !!! TOURNEE GENERALE !


          Santé, gloire et honneur ! Faites péter la Skorp !!!

          *** Glop glop glop glop glop glop glop glop **


          « Il est des nôo-o-treu, il va fragger du Vanduul comme les au-autreu ! «


          Hem hem… Bien, euh, futur frère d’armes, lève-toi maintenant et va d’un pas digne et martial vers la glorieuse destinée qui t’attend au premier bureau à gauche, et si tu pouvais régler la petite note en partant ça m’arrangerait. Et dit au vieux Braa’An de ne pas oublier ma petite com’.

          Bon vent, Space Citizen !

          … See you in the ‘verse !



          I> END OF TRANSMISSION <I
          > STATUS : Classified / File CLOSED




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          • Golgho
            Golgho commenté
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            Que dire j'adore, c'est vraiment bien tourné ça ce lit tout seul.

          • Zanatan
            Zanatan commenté
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            Ahh ! Mon premier fan...

            Je te dédicacerai mon prochain Goncourt !

          • ColMout
            ColMout commenté
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            Ca claque! Mais comment que t'attribue ma super phrase trop stylé de la mort qui tue à Incal quoi!
            "Ne venez jamais troubler la tranquillité de notre terre. Car si vous ne succombez pas aux dangers rôdant dans l'espace, c'est écrasé par nos pinces ou foudroyé par notre venin que vous périrez… "
            Outré je suis!

            Nan je déconne, j'ai quand meme donné mon nom au spatioport quoi...

            Niquel ton truc, c'est accrocheur
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